Depuis le 1er janvier 2026, l’étiquette des rapports de diagnostic de performance énergétique (DPE) remis aux propriétaires de studios et de petits appartements chauffés à l’électricité s’est considérablement améliorée. À l’origine de cette évolution, deux ajustements réglementaires successifs se cumulent pour corriger les biais de calcul qui pénalisaient ces logements. Voici une explication succincte de ce double avantage.
La méthode de calcul du DPE reposait historiquement sur des paramètres inadaptés aux logements de faible superficie. De ce fait, des notes disproportionnées par rapport à leur consommation réelle étaient attribuées aux studios et petits appartements. Cette situation était due à un ratio défavorable entre la surface habitable et les déperditions thermiques, particulièrement marqué dans les petits volumes. Depuis l’arrêté du 25 mars 2024 entré en vigueur le 1er juillet de la même année, le gouvernement a introduit un correctif spécifique pour rétablir l’équité dans l’évaluation de ces biens. Cette première modification a permis à de nombreux petits logements d’améliorer leur position sur l’échelle de performance énergétique. Depuis l’arrêté du 13 août 2025 entré en vigueur le 1er janvier 2026, l’ajustement du coefficient électrique est venu renforcer cet effet pour les habitations équipées de chauffage électrique. Les propriétaires concernés bénéficient ainsi de deux corrections rapprochées, qui se combinent pour produire une amélioration très nette du classement.
Le cumul des deux ajustements cités plus haut peut transformer radicalement l’étiquette DPE d’un bien. Certains logements passent de la classe G directement à la classe E, et ce, sans aucune rénovation énergétique. Cette progression a de multiples atouts, dont une modification notable de la valeur locative et marchande de ces biens. Dans le cadre d’une location, cette évolution peut faire la différence entre un logement soumis aux restrictions de la loi Climat et résilience et un bien pouvant être loué librement. L’attestation spécifique aux petites surfaces intègre automatiquement ces deux nouveaux paramètres dans le calcul actualisé. Il suffit de télécharger le document approprié depuis la plateforme officielle de l’Observatoire DPE/Audit de l’Agence de la transition écologique (Ademe).
Mais attention, même si l’étiquette DPE de votre bien s’améliore, ses caractéristiques physiques relevées au sein du DPE ne changent pas. Un bien mal isolé demeure une passoire thermique, même avec un meilleur classement sur le papier. Ces ajustements ne font que corriger une injustice de calcul, mais ne remplacent pas une véritable rénovation énergétique, soit des travaux qui améliorent le confort d’un logement tout en réduisant ses dépenses énergétiques, et ce, durablement.